Coton biologique certifié, peigné, filé à l'anneau, entre 200 et 350 g/m². Quatre mentions qu'on lit partout sans savoir ce qu'elles recouvrent. Voici ce qu'elles veulent dire, et ce qu'elles ne veulent pas dire.
« Bio » ne veut rien dire tout seul
Sur un vêtement, le mot « bio » n'a de sens que rapporté à une certification. Les nôtres portent deux labels, et ils ne disent pas la même chose.
- GOTS — Global Organic Textile Standard. Le plus exigeant. Il ne certifie pas seulement la fibre, mais toute la chaîne : filature, teinture, confection. Il encadre les produits chimiques employés et impose des critères sociaux aux ateliers.
- OCS — Organic Content Standard. Plus restreint. Il certifie la teneur en coton biologique et sa traçabilité, de la ferme au produit fini. Il ne dit rien des conditions de transformation.
Un vêtement peut donc être honnêtement « en coton biologique certifié OCS » sans que rien ne soit garanti sur la teinture. C'est pourquoi nous mentionnons les deux : ils se complètent plus qu'ils ne se répètent.
Nos t-shirts, sweats et hoodies sont taillés dans du coton biologique certifié GOTS et OCS. Les commandes traitées en Europe le sont en 100 % coton biologique.
Peigné, filé à l'anneau : deux étapes avant le tissu
Peigné. Avant d'être filées, les fibres de coton sont peignées pour écarter les plus courtes et les impuretés. Il ne reste que les fibres longues, alignées. Un coton peigné est plus lisse, plus résistant, et il bouloche nettement moins.
Filé à l'anneau (ring-spun). Le fil est vrillé en continu plutôt que soufflé à l'air comme dans le filage à bout ouvert, plus rapide et moins cher. Le fil obtenu est plus fin, plus régulier, plus doux.
Ces deux étapes se sentent à la main dès le premier contact, et surtout après vingt lavages : c'est là que se creuse l'écart avec un jersey ordinaire.
Elles comptent aussi pour ce que nous en faisons. Un tissu régulier tient mieux la broderie : le fil ne gondole pas la maille, le motif reste plat. Broder plutôt qu'imprimer suppose un support à la hauteur.
Le grammage, ou pourquoi 200 et 350 ne sont pas comparables
Le grammage se mesure en grammes par mètre carré. Il ne dit pas la qualité — un mauvais coton lourd reste un mauvais coton — mais il dit la densité, donc la tenue, l'opacité et la saison.
| Grammage | Ce que ça donne | Chez nous |
|---|---|---|
| 130–150 g/m² | Léger, souvent transparent, se déforme vite | Nous n'en utilisons pas |
| 180–200 g/m² | Tient sa forme, opaque, se porte toute l'année | T-shirt, 200 g/m² |
| 280–320 g/m² | Molletonné, chaud, structuré | Sweatshirt |
| 340–360 g/m² | Dense, tombé lourd, très chaud | Hoodie, 350 g/m² |
Le repère le plus utile : à 200 g/m², un t-shirt blanc ne laisse pas voir ce qu'il y a dessous. En dessous de 150, si.
Les quatre pièces, en clair
- T-shirt oversize — 100 % coton biologique, 200 g/m², épaules tombantes, col large.
- Sweatshirt oversize — coupe ample, finition douce, côtes 2 × 2 aux poignets et à la taille.
- Hoodie relaxed — 350 g/m², finition daim à l'intérieur, poche kangourou, poignets côtelés.
- Casquette — sergé de coton, visière structurée, broderie frontale.
Les t-shirts et les sweats sont de coupe oversize, les hoodies de coupe relaxed. Ces coupes taillent plus grand que la moyenne européenne : le guide des tailles donne les mesures réelles, en centimètres.